Petit dragon en couleurs

Inspirée de la sage vidéoludique Trine(1) et tirée d’un dessin plus ancien(2), cette illustration dominicale vous présente une charmante frimousse dragonnesque !

Une vue très personnelle du dragon en question – colorisation façon poisson clown !

Il a tout de l’anatomie du mignon(3) – de grands yeux ronds et une petite bouche, de grandes « oreilles » et le front haut, des joues rebondies et des courbes arrondies. Bref, ce petit dragon tel que je l’ai ré-imaginé, a l’air inoffensif voire adorable, bien candide et parfaitement adoptable :

Petit dragon : version aux couleurs de papier vieilli avec écailles dorsales
Petit dragon : version avec nageoire dorsale en lieu et place de la crête en écailles

Pour celles et ceux qui m’ont suivie sur les réseaux sociaux courant octobre, vous reconnaissez probablement au moins l’une des deux versions : j’en ai partagé une sur Twitter et l’autre sur Facebook & Instagram ^.~

Pour mémoire, voici le croquis de 2016, inspiré de serpents et de chauve-souris, entre reptile et créature aérienne ou aquatique :

Le croquis en valeurs pour le petit dragon qui sera ensuite colorisé !

(1) Jeux Vidéo Trine 1, 2, 3 et 4 développé par le studio finlandais Frozen Byte.

(2) Dessin en noir et blanc du petit dragon et process de création sur Croquis du Soir ou l’un de mes essais avec le logiciel de dessin 2D Mischief édité par The Foundry.

(3) Cerveau et psycho n°114, Octobre 2019, « Le pouvoir des chatons » et l’anatomie du mignon.

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Processus d’illustration pour Féérie sous la pluie

Colorisation à partir de niveaux de gris pour l’illustration fantastique « Féérie sous la pluie »

Personnellement, j’aime autant savourer le résultat que profiter du chemin parcouru ; et vous ? Donc comme presque toujours, plongez dans les principales étapes de création pour ce portrait orienté médiéval-fantastique ! C’est parti pour le processus de Féérie sous la pluie :

Un croquis très relatif puis modelé en masse

Contrairement à ma précédente étude en niveaux de gris, j’ai arrêté le travail des valeurs et du crayonné à mi-chemin avant de mettre en couleurs, de manière à avoir un résultat plus naturel. Je garde en tête ma version en noir et blanc d’un côté et mes recherches colorées de peaux ambrées de l’autre :

Le calque « courbe de dégradé » ou « gradient » est en mode de fusion « couleur »

J’avais déjà testé des colorisations à partir de niveaux de gris sur un lutin gros tarin, et un lutin vampirique, et une elfe bretonne. Je vous invite à y jeter un œil car cet article s’appuie dessus et je « saute » l’aperçu de ces étapes en détail.

Bien. Cette elfe-ci est un mix entre plusieurs de ces approches ; au lieu de modifier directement mon calque de valeurs, je lui superpose un calque de réglage en mode couleurs. Ce calque de réglage, c’est une courbe de dégradé ou « gradient ». Suivant le dessin, je modifie les réglages colorés, comme sur l’image précédente.

Ensuite, je superpose un deuxième calque, toujours en mode couleur où je commence à affiner certaines zones. Je modifie également les paramètres de fusion pour que les valeurs les plus sombres de ce nouveau calque se fondent avec celui du dessous – double-clic sur le calque, puis rendez-vous dans « Comparaison sur Gris > Calque du dessous ».

Je compare fréquemment mon image en couleur avec la version en noir et blanc

Ensuite, vient souvent s’ajouter un ou plusieurs calques en mode « normal », « incrustation »… Suivant les besoins. J’essaie alors de rester la plus proche possible de mes valeurs d’origine – cf. image ci-dessus. Ensuite, j’affectionne toujours autant le test du « découpage » ou « cut out » – cf. image ci-après :

Comparaison de l’illustration avec le filtre « découpage » ou « cut out » sur la base du noir et blanc

Le test du découpage (Galerie de filtres > découpage) permet de s’assurer de la lisibilité de l’image. Comme le conseille l’illustrateur Clint Cearley, je passe le dessin à la moulinette à partir du niveau de gris et non de la version en couleurs.

Pour finir, quelques réglages d’ambiance additionnels – ou pas :

Une petite retouche d’ambiance avec un fond plus sombre : portrait finalisé !

Parfois on apprécie simplement de voir les évolutions d’une illustration sans passer par la technique chargée d’aperçus des palettes d’outils et de calques, de réglages et autres paramétrages. Ici je ne me vois pas reposter systématiquement lesdits aperçus écrans de chaque calque dans la palette car je suppose un minimum de connaissances. Entre autre parce que j’en ai déjà parlé et que je prends soin de vous linker les articles en question si nécessaire ^.~

J’espère que ce petit tutoriel complète agréablement les précédents ! Dites-moi ce que vous en avez pensé. Et bon dimanche – ici je profite des Utopiales ^__^

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Féérie sous la pluie

Où un portrait en couleur de mon elfe noire aux crocs saillants !

Au choix entre une version « rouge » et une version « verte » de l’illustration, c’est la verte que j’ai choisie d’approfondir :

« Rainy Fairy » ou « Féérie sous la pluie » version couleurs d’origine

Peut-être à cause de la luminosité ambiante matinale, la version finale me semble fade en comparaison des soirs où j’ai travaillé les couleurs du portrait. Quelques rapides réglages plus tard, voici une version légèrement plus intense :

« Féérie sous la pluie » portrait en couleur rehaussée pour l’elfe noire aux crocs saillants

La version « féerie sous la pluie » paraît ainsi plus ocrée et dense, l’elfe y est plus présente ; la version « rainy fairy » semble en comparaison plus claire, grisée, ce qui rend la fille plus transparente, fragile et vibrante mais le regard plus brillant- tandis que celui de la version « féerie » dénote globalement davantage d’éclat, de couleur et de vie . Laquelle préférez-vous ? D’un écran à l’autre, il y a de grosses différences.

Une version encore plus intense pour le portrait de l’elfe accompagnée de fées sous la bruine

Cette illustration fait suite aux différentes recherches partagées précédemment. Le dessin est une des multiples interprétations possibles pour l’elfe de Pekhov : peau sombre que j’ai peinte cuivrée / dorée / orangée ici et, si on se réfère au texte d’origine…

aux yeux jaunâtres, aux lèvres noires et aux cheveux gris cendré. Quant aux crocs qui saillent de leur lèvre inférieure, ils ont de quoi terrifier tant les gens qui ne sont jamais sortis de chez eux que les amateurs de contes de bonne femme.

Source : le tome 1 des Chroniques de Siala

De quoi patienter jusqu’au Utopiales, le festival de prospective qui débute dans quelques jours à Nantes ! Comme chaque année, j’ai hâte !

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Modelés à croquer !

Un modelé en dessin correspond à une « sculpture en 2D » où lumières et ombres s’associent pour donner du relief. Ici, je mets en valeur les croquis d’elfe aux crocs saillants pour donner plus de vie aux personnages. J’en profite également pour approfondir le sujet autour de variantes !

Pour commencer, je me suis amusée à reprendre la tête légèrement inclinée étudiée pour le précédent article, mais sur une figure masculine cette fois – et où j’ai trouvé plus « facile » d’exagérer les traits :

Le pendant masculin des elfes féminines précédemment postées – modelés en niveaux de gris

Allez, un petit zoom pour cette étude de mâchoire et de dentition : à gauche, une bouche aux dents « normales » avec mâchoire prognathe – le maxillaire inférieur emboîte le maxillaire supérieur, d’où un éclairage plus prononcé sur la mandibule que sur les dents du haut – puis au milieu et à droite, des croquis d’extrapolation fantaisiste d’une mandibule ornée de canines saillantes et courbées :

Zoom sur la mâchoire aux canines – étude de la nature puis adaptation fantastique

Retours aux essais féminins avec différentes essais de mise en lumière :

Croquis et modelés pour une version féminine : éclairage différents puis variantes de dents

Même posture et variantes de canines (et de coiffures) :

Croquis et modelés pour une version féminine d’elfe aux crocs saillants

Je termine pour une version de plus en plus fantastique – je sens davantage de libertés avec la version masculine – qui devient plus animale qu’humaine :

Modelés pour un elfe – une créature de moins en moins humaine, proche de l’animal

Suite légitime à tous crocs dehors ! ce nouvel article dessineux mêle le réel à l’imaginaire, l’humain à l’animal et le contemporain au fantastique. Rendez-vous dimanche prochain pour un portrait finalisé – suspens sauf si vous fréquentez les lieux obscurs des réseaux sociaux ^.~

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Tous crocs dehors !

Ou une belle excuse pour s’amuser et modifier à l’envi une « étude de la nature » en une mutation vers une autre créature, souvent chimérique celle-là.

Je commence par une étude anatomique en rapport direct avec les croquis et les illustrations d’elfe aux crocs saillants – sur le croquis de gauche, les dents supérieures sont plus claires que les dents inférieures car la mâchoire est « normale » pour un être humain ; sur la version de droite, ces dents sont plus sombres que celles du bas car la mâchoire du bas est plus avancée que celle du haut :

Croquis d’étude pour une mâchoire normale puis une mâchoire agrémentée de canines inférieures particulièrement saillantes

Objectifs :

  • Exercice d’observation puis de modification / extrapolation
  • Petits pas vers la création de créatures plus exotiques
  • Sujets peu habituels (de ma part en tout cas)

D’ailleurs, à bien regarder la nature, il arrive que la mâchoire opposée, ici la mâchoire supérieure, soit évidée pour accueillir les canines lorsque la bouche ou la gueule se ferme :

Mâchoire ouverte puis fermée avec des « trous » pour les encoches où se logent les canines

Application avec une elfe :

Dessin en vue plongeante – mâchoire plus ou moins prognathe – canines saillantes et prononcées

Ces créations viennent spontanément étoffer l’actualité en cours sur « j’ai les crocs !»

Au passage, j’avais adoré effectué des variantes d’esthétiques – des skins de character design – sur un petit dragon inspiré du jeu vidéo « Trine ». Aussi, j’alterne mes études entre figures humaines / elfiques et animales ! Retours aux sources, en quelques sortes :

Un serpent qui se pare progressivement d’une gueule édentée – croquis d’après nature puis variantes

Et en y repensant, ce goût date d’il y a longtemps : j’avais vraiment apprécié illustrer les zodiaques animaliers du dragon d’eau, du tigre de métal ou du cheval de bois. Idem pendant l’Inktober 2018 où j’avais croqué des héros de Dota2. Pourquoi ne pas y consacrer un peu de temps dans ce cas et tâcher d’approfondir la question ? D’où ce petit exercice de « modification irréaliste » greffé sur une étude d’après nature.

Après « toutes griffes dehors« , c’est donc « tous crocs dehors » ! Si je vous dis que je ne mors pas, me croirez-vous encore ?

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Un visage en contre-jour, étude pour un portrait

Pour un approfondissement illustré issu des études de peaux sombres partagées précédemment. Mon sujet : l’elfe noire aux crocs saillants, toujours !

Avec cette fois-ci, une petite mise en situation – un paysage rapidement esquissé évoquant un environnement forestier :

Un portrait imaginaire d’une créature ambivalente inspirée d’un roman de fantasy russe

Suite aux études de proportions pour arriver à « caler » les crocs de la mâchoire inférieure, je suis passée aux oreilles :

étude d'oreille d'elfes - cette fois-ci mise en valeurs
étude d’oreille d’elfes pour l’elfe noire aux grands crocs – en niveaux de gris / mise en valeurs sur fond neutre

A partir de là, j’ai sélectionné une des peaux qui m’intéressaient lors de mes études :

Principales étapes pour le portrait « visage à contre-jour, elfe noire »

Le résultat était certes feutré mais manquait de compréhension à mon goût, aussi j’ai revu la cadrage pour une vue plus serrée sur la jeune femme. Côté contraste, l’ensemble rendait un peu plat donc j’ai brièvement retravaillé l’équilibre entre premier plan (branche d’épineux échevelé), deuxième plan (le personnage) et troisième plan (végétation et lumières) de manière à rendre l’illustration plus lisible :

A gauche, le portrait en couleurs à la fin de l’affinage ; à droite, une version plus équilibrée et texturée

Ceci dit, après cette modification, le message diffère sensiblement entre les deux études : celle de gauche dégage une impression de douceur et de surprise où l’environnement est valorisé – l’elfe fait partie d’un tout – tandis que celle de droite tranche d’avantage – plus de dureté entre les contrastes qui valorisent surtout l’elfe. Après, ce n’est qu’un dessin d’étude, pas une illustration – sinon j’aurais réfléchi à une composition plus dynamique. J’essaie d’étudier point par point ce qui m’intéresse. D’ailleurs, je ne suis pas partie sur des proportions « réalistes » contrairement au dernier portrait ^.~

Une version colorée plus proche des couleurs d’origine du croquis

En revanche, comme pour ledit portrait en noir et blanc où j’avais pris à contre-pied l’éclairage (lumière de dessous avec une elfe à l’air espiègle et un fond clair), ici j’ai à nouveau joué sur des éléments qui tantôt rassurent, tantôt effraient : des tons chauds (peau ambrée et gris verts jaunes) qui contrastent avec l’impression d’étrange voire le malaise causé par l’apparition (faible ratio lumière vs ombres pour le visage, les yeux de fauve, les canines protubérantes, les oreilles pointues). Résultat : un sentiment d’ambiguïté ^-^

Qu’en pensez-vous ?

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Recherches colorées de peaux ambrées

Aujourd’hui est consacré à la création de variantes sur un aspect spécifique – une sorte de « concept art » : un outil qui me permet d’avancer et de réfléchir au projet final, de tester des ambiances en me concentrant sur l’essentiel. Je parle toujours ici de réaliser un portrait d’une elfe noire, en couleurs cette fois.

Je commence par vous montrer une palette restreinte de peaux plutôt sombres. J’ai tellement l’habitude de voir des peaux claires illustrées que je me sens rouillée pour peindre des peaux plus mates !

Une sélection de peaux plutôt sombres pour le portrait de l’elfe noire

Je me suis longtemps interrogée aussi sur ce que l’auteur appelle « une peau basanée » – d’autant que le terme est péjoratif de nos jours… Voici la palette complète de mes tests :

La palette complète de peaux plutôt sombres pour le portrait de l’elfe noire

Pour celles et ceux qui se souviennent, j’avais déjà réalisé partiellement ce type d’étude avec le character design de Phaé – Charadesign : gradient de peau mate.

Un truc amusant : à mes débuts, je focalisais sur le corps, son mouvement, la posture et la cohérence. Puis en adoptant un style plus shojo manga, mon attention s’est d’abord portée sur les yeux et les cheveux (et j’ai vraiment dû revoir mes goûts esthétiques, en repassant par des personnages plus raides qu’avant). Plus tard, j’ai peaufiné les vêtements. Et à présent, ce sont les jeux de lumières et de couleurs sur la peau qui m’intéressent surtout !

Voilà pour l’aparté coloré sur l’elfe noire aux crocs saillants inspirée des Chroniques de Siala ^_^ Qu’en pensez-vous ?

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Étape par étape pour l’elfe aux crocs saillants

Suite à l’illustration de l’Elfe aux crocs saillants, voici les évolutions du dessin, depuis le croquis et en valeurs !

Les principales étapes en niveaux de gris | Elfe aux crocs saillants
Différents tests sur les proportions du visage : caser la hauteur des crocs !

C’est parti pour un petit étape-par-étape commenté avec le croquis – une gentille fille en apparence, et un sourire presque mesquin :

Elfe aux crocs saillants | croquis
Elfe aux crocs saillants | croquis

La mise en valeurs – le visage est de face, il me fallait donc trouver un moyen d’y apporter de la profondeur :

Elfe aux crocs saillants | valeurs
Elfe aux crocs saillants | valeurs

Un premier méandre où j’ai beaucoup (trop ?) réduit la taille des canines inférieures ainsi que le nez :

Elfe aux crocs saillants | valeurs et quelques changements
Elfe aux crocs saillants | valeurs et quelques changements

L’illustration presque terminée en niveaux de gris – des proportions et une ambiance qui collent mieux :

Elfe aux crocs saillants | illustration presque terminée !
Elfe aux crocs saillants | illustration presque terminée !

Bizarrement, lors du croquis, j’ai repensé aux dessins de jeunes filles illustrées par le mangaka Masakazu Katsura (l’auteur de VIdeo Girl Aï, I’s, Zetman…) ainsi que les femmes plus combatives et décidées du dessinateur Tetsuo Hara (auteur de Ken le Survivant, Ken : Fist of the Blue Sky…). Ensuite je m’en suis détachée lors de la pose des ombres et lumières.

Je n’oublie pas pour autant mes expérimentations 3D mais après les congés d’été, je prends plaisir à terminer les projets démarrés avant ^.~

Dimanche prochain, rdv ici pour des concepts arts sur la colorisation de peaux sombres / ambrées / cuivrées et grises, toujours sur le sujet de l’elfe noire !

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Elfe aux crocs saillants

Après quelques brèves revues de rentrée évènementielle, retour au dessin et à l’illustration ! Alors, un portrait d’une jeune gobeline en contre-jour ? Manifestement pas une elfe née de l’imaginaire Tolkénien, et dans ce cas, peut-être une orque aux canines à la Warcraft ? Rien de tout cela, ou plutôt, une autre origine aux croisements de beaucoup d’influences, comme toujours ^.~

Elfe aux crocs saillants | Woman elf with salient teeth
Illustration d’une Elfe aux crocs saillants | Woman elf with salient teeth

Cette illustration s’inscrit dans la lignée de mon Elfe noire aux percings. A l’origine, je souhaitais être au plus proche de la description faite par l’écrivain Aleksei Pekhov dans ses « Chroniques de Siala ». Or, rapidement, je me suis trouvée confrontée à des soucis d’esthétique – comme si rendre la mâchoire proéminente m’éloignait trop de mes « standards de beauté » ou en tout cas, de ma zone de confort en matière de croquis féminin. Comme si je devais me cantonner à des courbes graciles et un air candide ou mutin ! Voici donc un premier compromis qui conserve une part de fraîcheur, de mystère – tout du moins je l’espère – et de fantastique. Ici je me suis contentée d’agrandir légèrement la bouche et de faire gentiment saillir les canines inférieures : la lèvre inférieure se trouve légèrement boursoufflée par lesdites canines bien saillantes et les ombre et lumière sont plus marquées sous la lèvre inférieure du fait du volume occupés par les crocs en question.

Inspirations :
• la trilogie « Les chroniques de Siala » d’Aleksei Pekhov,
• les canines de chat, les prothèses inventées par les humains,
• les orques de Warcraft « The biginning » même s’il subsiste un dimorphisme sexuel important
• le visage de l’actrice Viola Davis pour son côté mutin
• les oreilles des elfes de la trilogie du « Seigneur des Anneaux » adaptée au cinéma
• les cheveux gris à la mode, les tenues médiévales…
Et comme la dernière fois avec la dite Elfe aux percings, un petit piercing labial, en Spider Bites inversé cette fois-ci ^.~

Finalement, ce dessin a quelque chose de contemporain (la coiffure probablement). Dimanche prochain, rdv pour une explication du processus avec le traditionnel étape-par-étape !

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Shinigami glandouille

L’heure de la rentrée a donc sonné et certains d’entre vous ont le nez plongé dans leurs cahiers. A l’heure du numérique, me voici prônant le papier. A l’heure de la suractivité, me voilà valorisant le repos ! Avec le sourire et de grands crocs, place à Ryûk dans « Shinigami Glandouille » !

Ryûk ou Ryuuku, Shinigami farceur et glandeur ! Un fanart de la série Death Note.

Certain.e.s le reconnaissent pour avoir lu le manga Death Note* ou pour avoir surfé sur ce blog entre janvier et août 2018. J’avais posté une prévisualisation partielle assortie de mon process ; l’imagine définitive étant alors réservée à la parution exclusive d’un artbook collectif – projet qui n’aura pas lieu donc je vous partage le dessin.

Personnellement j’ai toujours trouvé Ryuuku ambigu : tantôt il manifeste son soutien – du moment que la situation l’amuse – tantôt il prend ses distances. Parfois réfléchi et sage, parfois impulsif et infantile, il se trouve progressivement dépassé par le génie (ou la folie) de son compagnon humain. J’ai cherché à transmettre cette ambiguïté, entre un personnage presque hilare et une ambiance pesante et obscure, un peu comme celles des polars. Le personnage est présenté en pleine lumière parce qu’il agit franchement, tandis que les ombres sont aussi fortes en raison de la nature même de son œuvre. Ici il profite tranquillement mais ne devrait-il pas bosser dans son carnet ?

Pour celles et ceux qui aiment les gribouilles, j’avais aussi partagé des essais d’ambiances colorées pour cette illustration ; et si vous préférez les études de la nature, ce fanart avait également donné lieu à quelques études préliminaires d’os et de crânes !

Cette illustration fait suite à mon premier essai de clair-obscur sur une pomme, posté l’année dernière ; je suis partie de la même posture pour le shinigami – ne sachant que faire du bras, j’ai d’abord pensé à effectuer des tests sur le dessin plus simple avant de me lancer dans l’aventure d’une illustration plus complète.

* bande-dessinée japonaise écrite par Tsugumi Ōba et dessinée par Takeshi Obata. Existent aussi une série TV et une comédie musicale adaptées de l’œuvre.

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