Encre de cuivre sur Venomancer

Comme je l’annonçais précédemment dans Oxyde de cuivre pour Venomancer, j’avais envie de tester mes encres :

essais sur papier canson granulé 90gr – test d’encres, diluées à gauche et pures à droite

Je connaissais déjà le résultat des encres Sepia et Terre de Sienne car je les avais achetées puis utilisées en lineart ; les deux autres sont des cadeaux que j’ai moins voire pas pratiqués – j’avais un peu testé en diluée l’encre noire lors d’Inktober l’an dernier. La surprise résidait donc dans l’encre de cuivre !

Cette encre a l’avantage de présenter une teinte chaude et donc de communiquer une certaine « sympathie » au trait, du moins en test rapide. Comme j’ignorais le résultat sur un dessin complet, j’ai encré mon croquis sur un papier granulé fin (90 gr/m2) plutôt que d’utiliser une feuille plus chère à 300gr/m2 :

à gauche, comparaison entre les quatre encre ; à droite, test du cuivre sur le dessin du Venomancer

Bien. J’ai donc décidé de tester l’encre de calligraphie « Cuivre » qui me rappelle certains godets aquarelles un peu gras. Surprise. L’encre est biphasique :

  • en bas du pot > oxyde de cuivre (bleuté)
  • en haut du pot > « eau »ou quelque chose qui ressemble à de l’eau teintée ou du jus de chaussette

D’où la nécessité de mélanger la solution pour retrouver le pigment de cuivre (bronze doré), et ce, avant chaque utilisation voire chaque passage du pinceau ou de la plume dans le pot :

à gauche, l’oxyde de cuivre vert-bleuté ; à droite, l’encre de cuivre brassée

J’avoue que c’est perturbant en cours d’encrage, d’autant qu’il faut éviter les paquets de pigments logés dans la plume. En revanche, au pinceau, ça passe bien.

Ensuite, cette encre de cuivre se révèle très sensible à l’eau : la deuxième couche d’encre diluée perturbe la première couche, elle la dilue tout ou partie => pas de superposition réellement possible :

étapes de colorisation du tronc de l’animal : la 2ème couche posée délave la 1ère couche !

En contre-partie, je note un excellent nettoyage à l’eau claire, rapide et simple – et bien sûr un repentir aisé.

Sinon, j’observe une bonne tenue des pigments une fois secs : après plusieurs jours d’exposition à la lumière (indirecte) du soleil, pas de changement de couleur notable.

Cette première approche de l’encre de cuivre pour une mise en valeur et un encrage s’en trouve donc mitigée ! Et vous, vous encrez en traditionnel ? Qu’utilisez-vous ?

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Oxyde de cuivre pour Venomancer

Au cas où je tenterais Inktober en octobre, je voulais me remettre à l’encrage et à la mise en valeur. En traditionnel.

Pour le plaisir, et parce que j’inaugure une encre qui promet de sortir de ma zone de confort*, j’ai choisi une créature tout aussi différente de ce que je dessine d’ordinaire. Un héros du jeu vidéo Dota2 : Venomancer !

Héros du jeu vidéo Dota 2 : Venomancer

Ce héros aurait été parfait pour le sujet « poison » de la prompt list 2017 proposée par Jake Parker – l’initiateur d’Inktober. Bref, la finale des TI 2018 de Dota2 a vraiment été excellente cette année et je remets le sujet e-sport sur le tapis ^.~ Quant au Venomancer, avec un sort qui ronge d’acide, quoi de mieux qu’utiliser de l’oxyde (de cuivre) ?

Allez, voici un petit étape-par-étape comme je les aime :

croquis et esquisses préparatoires (à droite), puis clean (à gauche)

début de mise en valeur avec un lavis

j’affine petit à petit – surprise sur la 2ème couche d’encre*

encrage des contours à la fin du dessin

Dessin final du Venomancer, encré scanné

*Car il y a eu des surprises lors de ce test. Dimanche prochain, suivra donc un article sur l’encrage de ce Venomancer, à l’encre de cuivre.

C’est la première fois que je teste cette encre de calligraphie – surtout pour une utilisation qui n’est peut-être pas prévue à la base par le fabriquant ^^

La suite dimanche, donc ! D’ici-là, dites-moi… Regardez-vous ou jouez-vous à Dota – Dota2 ?
Quels sont vos héros de prédilection ?

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Aquarelle, encres, godets & spray

Avec un arbre moussu !

J’ai peut-être trouvé la bonne façon d’apprivoiser le papier aquarelle à grain torchon, le fameux « rough » dont je parlais précédemment :

Tronc d'un arbre moussu à l'aquarelle - grain torchon rough
Tronc d’un arbre moussu à l’aquarelle – grain torchon rough

Il sèche vite et les couleurs sont plus vives…. Et plus incrustées ! Il est donc plus difficile de se repentir.

Pour bien faire, j’ai comparé le même arbre, réalisé avec de l’aquarelle en godet puis des encres aquarelle :

aquarelle : comparaison couleurs en godets et couleurs en encres
aquarelle : comparaison couleurs en godets et couleurs en encres

Voilà donc le topo. Aussi, plutôt que de mouiller abondamment le papier avant et pendant la pose de pigments, j’ai opté pour une méthode différente :

Projection de gouttelettes en aquarelle
Projection de gouttelettes en aquarelle

Vous avez deviné ? Poser la couleur, mouiller après ! Et y aller carrément au spray…

Arbre moussu et multicolore à l'aquarelle
Arbre moussu et multicolore à l’aquarelle

…Le rendu est très aléatoire mais ça vaut le coup d’essayer : ) Si vous avez des commentaires, n’hésitez pas ! Je suis sure que cela intéressera d’autres lecteurs ou amateurs, moi la première : )

Et oui, comme indiqué, c’est encore une technique proposée par l’illustrateur Jay Lee ; )

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Papier utilisé : Lanaquarelle, grain torchon, 100% coton

Aquarelle : aquarelles godets Winsor & Newton puis encres aquarelles de Colorex Pébéo

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Le pinceau éventail

Comme promis dans le précédent article de la souris plumée, zoom sur un nouveau pinceau pour le traditionnel : le pinceau éventail !

J’avoue avoir pris un pinceau éventail sur un coup de tête, sans même vraiment penser à ce que j’allais en faire ; il avait bonne mine, on va dire !

photographie du matériel : pinceau éventail en synthétique

 

Le pinceau sert en fait à beaucoup de choses : des herbes, des cheveux, les stries d’une cascade, les feuillages d’un arbre…

Voici un premier essai avec de l’aquarelle (papier 100% coton, grain torchon) :

Pinceau éventail chargé d’aquarelle et effets de stries sur le papier

Les poils du pinceau s’agglutinent au contact de la matière et donne les filaments qu’on observe sur le papier. Avec ce pinceau, ça va très vite – un coup de brosse plus ou moins incliné et on obtient un effet :

Arbre et feuillages, effet d’estompes avec le pinceau éventail

Si on veut du précis, mieux vaut retravailler cette base – autrement dit, ne pas se suffire du pinceau éventail. Mais si on souhaite juste suggérer, je trouve ça très sympa !

Autre essai, toujours en aquarelle, avec de l’herbe cette fois (papier 100% coton, grain fin) :

Effets d’herbe au sol avec le pinceau éventail – aquarelle assez concentrée
Pinceau éventail et transformation de l’herbe en aiguilles de pins pour un arbre à plateau

Là où le pinceau éventail devient très intéressant, c’est avec de la peinture plus épaisse, comme de l’acrylique :

Pinceau éventail et essai de feuilles à l’acrylique

Encore que là, l’acrylique est sortie en eau du tube, donc même utilisée pure… On discerne mal la texture. Mais ceci fera l’objet d’une anecdote séparée !

Pour conclure, c’est une chouette découverte : le pinceau éventail recèle bien des aspects à expérimenter et à utiliser. Et vous, quel(s) pinceau(x) utilisez-vous ?

La taille du pinceau me pose encore quelques soucis sur les petites surfaces – et contrairement au numérique, où l’on diminue la taille de l’outil en un clic, ici, il m’en faudrait un ou deux plus petits…

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J’en profite aussi pour remercier mes amies qui se sont cotisées pour une carte cadeau à mon anniversaire : c’est grâce à elles que je peux tester de nouvelles choses en traditionnel ces temps-ci ! :)) Même si elles sont été les premières à bénéficier de mes essais de peinture, évidemment. Je vous le dis : si vous avez des amateurs d’arts plastiques dans votre entourage… La carte cadeau pour s’offrir du matériel, c’est vraiment sympa. Parce que… Ça coûte vite cher tout ça ^^

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Aquarelle & papiers, souris plumée !

Voici une version colorisée de ma petite chimère* ! Une version sur papier, en traditionnel donc.

Comme pour la plume bleue à l’aquarelle et le cerisier fleur à l’aquarelle, j’utilise du papier à grain torchon, du gros grain « rough » 100% coton. C’est rudement bien pour les décors** à mon sens mais cela ne me correspond pas pour les détails, tout du moins, pour le moment ; ) Voici un exercice sur le papier aquarelle rough Lanaquarelle avec comme sujet, la petite souris chimérique :

étape 1 > souris chimérique : lavis dégradé avec migration de pigments
étape 2 > souris chimérique : premiers reliefs avec touches de couleurs
étape 3 > souris chimérique : taches de félins et derniers rehauts pour le contraste

Après les encres Colorex, je profite de ce nouveau papier rough pour y tester l’aquarelle en godets Winsor & Newton et crayons aquarellables Caran D’Ache – zoom sur l’élaboration des plumes de la queue :

étape 1 > à gauche, aquarelle en godets | à droite, aquarelle en crayons juste apposés en sec sur sec
étape 2 > les plumes au crayons passées à l’eau
étape 3 > petites taches et rehauts de blancs

Ça, c’est la grande nouveauté ! Vous connaissez sans doute les rehauts de blanc qu’on pose par touches pour éclaircir ? Avant j’utilisais un pinceau fin que je trempais dans de la gouache ou de l’acrylique faiblement diluée…

…C’était souvent source de déception, l’acrylique comme l’aquarelle sortait sèche, vraiment trop sèche et perdaient de leur opacité à la dilution. Coup de chaud ? Je les ai toujours rebouchées pourtant. Bref, sur les conseils d’Ayleen, me voilà équipée de deux crayons blancs – dont celui qui m’a servi, ci dessous :

prochaine fois : tests au pinceau éventail !

Pour avoir essayé les deux crayons (un Uniball Signo et un Pilot G-2 07), c’est l’Uniball qui s’en sort mieux sur le rough. Le flux de blanc parvient à relativement bien combler les aspérités du papier.

Pour finir, comme annoncé sur la dernière photographie : la prochaine fois, je vous parle du pinceau éventail ! Là aussi, c’est une nouveauté pour moi : )

Si d’ici-là, vous avez des commentaires, n’hésitez pas ! Je suis sure que ça m’intéressera et j’y répondrai : )

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*Précédents croquis : jeu de souris à plume et petite souris, la suite

**J’ai testé le rough sur plusieurs exercices en même temps, des choses demandant de la précision (la plume bleu, la souris chimérique) et d’autres plutôt aléatoires (le cerisier-fleur, l’arbre moussu – que je posterai fin juin).

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Plume bleue à l’aquarelle

Après un exercice de migration de pigment, voici un autre qui demande un peu plus de temps mais part de la même idée.

Comme pour le cerisier-fleur, c’est l’occasion de tester un nouveau papier – du rough, autrement dit, un papier à gros grain :

plume bleue à l’aquarelle et projection d’encre

Je teste aussi la projection d’encre, une première pour moi :

Projection d’encre aquarelle : du mouvement, l’impression de vent !

En revanche, il faut que je m’habitue au papier : celui-ci a l’air de beaucoup boire l’eau – ou alors c’est un effet des encres qui sont plus sèches même si elles sont liquides :

plume bleue à l’encre aquarelle : opaque et vive

En tout cas, le bleu aquarelle associé au papier rough donne un relief épatant !

Plume bleue à l’aquarelle et projection d’encre dans le vent

Pour la plume, cette fois-ci, je m’inspire d’une idée de l’aquarelliste Maria Raczynska. Je potasse l’aquarelle en prévision des croquis sur la petite souris postés précédemment ^.~

Prochain article sur la fameuse chimère !
Et vous, avez-vous déjà utilisé du papier à gros grain comme celui-ci ? Quelle utilisation en faites-vous ?

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Papier utilisé : Lanaquarelle, grain torchon, 100% coton

Aquarelle : encre bleue « cyan » de Colorex Pébéo et godet « Gris de Payne » Winsor & Newton

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Cerisier fleur à l’aquarelle

Aquarelle avec une technique spéciale : le papier-cuisson bouchonné !

Cela faisait un bon moment que je n’avais pas touché du pinceau et j’inaugure avec un papier différent :

Fleurs de cerisier en mouillé sur mouillé et sec sur mouillé, avec du papier cuisson chiffonné

Cette idée vient de l’aquarelliste Coréen Jay Lee ; c’est franchement spontané et très sympathique ! J’en ai aussi profité pour expérimenter les encres aquarelles prêtées par Suzie Suzy, ici, du magenta et une touche de rose indien pour réchauffer les fleurs :

Cerisier-fleur terminé – encres aquarelle

Les couleurs obtenues avec les encres sont décidément très vives et chatoyantes, plus en tout cas qu’avec les aquarelles en godets ^__^

Voilà pour cette remise en route, résultat toujours aussi magique avec l’aquarelle ^__^

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Papier utilisé : Lanaquarelle, grain torchon, 100% coton

Aquarelle : encres « Magenta », « Rose Indien » et « Cyan » de Colorex Pébéo

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INKtober #08 : crooked

Définition de crooked

  • Adj > courbé, crochu, tortueux (chemin), courbé (personne), malhonnête
    • a crooked smile : un sourire grimaçant
  • Adv > de travers

Au départ, je penchais pour une montagne à l’air grimaçant, par laquelle on accèderait via un chemin tortueux, sinueux. Mais ça ne me semblait pas assez accrocheur… Et après une rapide recherche, j’ai découvert qu’on parle aussi de « crooked house ». Ce qui m’a définitivement inspirée pour cette « Tour Eiffel torturée »* !

Inktober 2017 | Crooked Eiffel Tower
Inktober 2017 | Crooked Eiffel Tower

Sinon vous vous souvenez de mon premier encrage sur « Swift » ? Les deux oiseaux au bec chargé de brin pour le nid ? Et bien les voilà installés à l’étage de la tour ! Je reste donc fidèle à ma sous-thématique « Love is in the air » pour ce dernier dessin d’inktober ^.~

*A savoir que cette déformation-ci repose sur une photographie personnelle. Si cela vous tente, voici le cliché original sur mon site de photo : page 404 pour MDstudio. J’en ai détaillé les étapes de créations sur cet article : Tour Eiffel Tourmentée.

Bonne continuation aux challengers pour ce mois d’octobre !

J’espère reprendre la liste plus tard dans l’année, si c’est le cas, je renouvellerai la parution évidemment ^__^

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INKtober #07 : shy

Définition de shy

  • Adj > pour une personne > timide, gêné, mal à l’aise ou mettre qqn mal à l’aise,
  • Adj > pour un animal > peureux
  • Nom > lancer, jet, essai, tentative,
  • Verbe (pour un cheval) > broncher

J’ai décidé de combiner « peureux » et « tentative » :

INKtober 2017 | She decided to take a #shy with him. But he’s #shy
Inktober 2017 | She decided to take a shy at dating him. But he’s shy !

« Inktober2017 | Elle a décidé de tenter de sortir avec lui. Mais il est timide ! » C’est une expression datée, hein ^^

J’espère que le jeu de mot passera ; pour une francophone en tout cas, c’est marrant ^__^°

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INKtober #06 : sword(fish)

Définition de sword

Nom > épée -> le glaive de la justice

  • Swordbearer : officier qui porte le sabre
  • Sword dance : danse du sabre
  • Sword-fight : duel à l’épée, bataille à l’épée
  • Swordfish : espadon, poisson-épée
  • Swordplay: maniement de l’épée
  • Swordman : épéiste, lame, être une fine lame

Et j’ai donc choisi… Un couple d’espadons !

Inktober2017 | couple de poisson-épée jouant dans les vagues
Inktober2017 | couple de poisson-épée jouant dans les vagues

Retour à un encrage net mais diffus ; ça a été un plaisir de renouer avec le pinceau, j’avoue !

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