Évolution du site : thème adapté, c’est la rentrée !

Suite des évolutions avec le thème WordPress « Twenty Seventeen » :  depuis août dernier, Yrial in Sight est prêt pour la rentrée 2018 ! Aujourd’hui ça se discute autour des adaptations graphiques et finalement, autour d’un thème déjà prêt, ou adapté, ou fait main.

Je ne vous le cache pas, un thème « fait maison » ou « fait main » – autrement dit concocté par vos soins, c’est long. Quoi que les professionnels du milieu, dédiés à la création de WordPress et / ou de thèmes WordPress, sont certainement bien mieux rodés à l’exercice que moi !

CSS et résultat web pour Yrial in Sight
CSS – un langage de mise en page pour le web, ici pour Yrial in Sight

Si c’était si simple, nous serions une grande majorité à savoir coder et / ou prêt à investir les ressources nécessaires en termes de temps et de connaissance pour bâtir notre thème personnel. Preuve en est, le marché regorge de thèmes prêts-à-installer pour WordPress, en accès payant ou gratuit, proposés par de nombreuses compagnies… Et d’indépendants.

Un site fait maison ou un site Worpdress, qu’est-ce que ça implique ?

Pour faire court, un site fait maison vous demande diverses compétences ou domaines de veille – surtout si vous êtes autodidacte comme moi :

  • Pour l’existence du site : un hébergeur – serveur + l’achat d’un nom domaine + un outil de mise en ligne (comme FileZilla) ;
  • Pour l’aspect gestion de base de données – quelques requête en SQL et une petite balade régulière du côté de PHPmyAdmin pour les sauvegardes ;
  • Pour le code du site : php et javascript (il y en a d’autres maintenant)
  • Pour la mise en page du site : html, css… Et un logiciel de retouche d’images pour le web.

En comparaison, et pour faire simple, un site web WordPress assorti d’un thème tout prêt vous demande : de cliquer sur des boutons… A condition de capitaliser sur des connaissances antérieures. Car finalement, que ce soit pour le déploiement de WordPress ou le paramétrage des accessoires, la patience supplée rarement au manque de pratique. Et je dois reconnaître farfouiller le CSS pour la mise en page, d’autant que, comme je ne l’ai pas écrit en premier lieu, il me faut d’abord « rentrer dans la tête » de l’intégrateur auteur d’origine.

Voilà pour une grossière introduction en la matière ; à mon avis, tout site exige de faire de la veille et de demander conseil. Et, surtout, d’avoir une idée claire de ce que l’on veut en amont tout en restant souple : autant sur un site fait maison, vous pouvez galérez mais vous maîtrisez vos fonctionnalités de bout en bout, autant, sur un CMS comme WordPress, il faut accepter de déléguer certaines choses.

Ici par exemple, en terme de présentation graphique et de scénario de visite, mon « idée claire » repose sur un univers et un accès direct à l’information. J’ai toujours souhaité conserver une certaine ambiance, donc des éléments comme l’image de fond sont restés présents avant de valoriser mon identité ; voici une rétrospective sur un même article de blog :

Yrial in Sight fait maison jusqu’à l’été 2016
Yrial in Sight avec WordPress et le thème Nisarg, 2016 – 2018
Yrial in Sight avec Twenty Seventeen depuis cet été 2018

Vu de loin, le visiteur sent assez peu le changement entre Nisarg et Twenty Seventeen, les thèmes WordPress utilisés pour les deux derniers aperçus. C’est précisément l’objectif, une transition tout en souplesse en apparence.

Yrial in Sight, bac-à-sable en tout  !

En 12 ans de site personnel, j’ai testé le site fait maison, le site avec thème tout prêt (1), et le site avec adaptation d’un thème (2). Avant ce site web, j’avais contribué à d’autres créations en agence, via un logiciel de type « What I See Is What I Get » comme DreamWeaver, mais je suis rapidement retournée à mon blocnote.

Je vous résume ici le cheminement d’un « Yrial @Saisei fait maison » vers un « Yrial collaboratif » à un « Yrial propulsé par WordPress » et toujours en collaboration.

Le site fait main, c’est une occasion de concevoir, de produire et de faire vivre un projet personnel de A à Z ; on apprend, on se rend visible et c’est vraiment gratifiant. Avec le temps et ce qu’on voit des autres auteurs, l’envie de moderniser le site devient presque aussi grande que produire du contenu pour le site. En tout cas, c’est ce qui s’est passé pour moi. Jusqu’à ce que le temps manque cruellement, que les métiers s’étoffent et se complexifient – d’où la collaboration et la délégation, même pour Yrial in Sight.

Pour le thème WordPress fait maison, l’idée a été abandonnée assez vite compte-tenu de l’expertise nécessaire au fonctionnement de la plateforme WordPress proprement dite. Je travaille désormais en collaboration depuis plusieurs années et demander un thème complet reste énorme ! Le sujet « site web : évolutions et nouveautés ! » vous donne déjà un aperçu de ce que l’amélioration d’un site web avec blog implique.

Lorsqu’on choisi de déléguer la technique à un CMS, on peut davantage se concentrer sur le contenu et sa mise en valeur. Ces CMS représentent vraiment un outil de démocratisation d’accès, je pense ; là où, avant leur apparition, une sélection s’opérait inévitablement. En revanche, c’est une erreur de penser qu’ils affranchissent de la rigueur pour la création et la maintenance*.

Concernant le choix d’un thème WordPress, j’ai choisi à chaque fois au plus près de ce que j’avais en tête (je note et je dessine des idées de maquette que je compile ensuite puis je compare avec les thèmes du marché). Ensuite, même si le thème sélectionné exige peu d’adaptation dans sa structure, il en va souvent autrement pour l’adaptation graphique – ici un exemple avec des changements de typographies, d’interlignages, de couleurs, d’arrondis, et ajouts de menus personnalisés :

aperçu de la section widgets avec Twenty Seventeen "brut"
aperçu de la section widgets avec Twenty Seventeen « brut »
aperçu de la section widgets avec Twenty Seventeen avec ma charte graphique
aperçu de la section widgets avec Twenty Seventeen et ma charte graphique

*Une petite remarque : même en déléguant à WordPress et à l’auteur d’un thème les parties les plus techniques, s’occuper de son site demande du temps, ce ne serait-ce que pour la maintenance – sauvegardes, mises à jour de sécurité, mises à jour de thème et donc d’adaptations graphiques suites auxdites mises à jour de thème… Dans tous les cas, il existe des solutions payantes.

C’est toujours le même triptyque : temps, argent, qualité (envie, connaissances). Si vous voulez de la qualité, vous y investissez du temps et / ou de l’argent ; et ainsi de suite !


A titre informatif :

  1. mon thème WordPress 2016-2017 était Nisarg édité par Falguni – toujours maintenu par son créateur à l’heure où j’écris ses lignes ;
  2. mon thème WordPress 2018 est Twenty Seventeen de WordPress, le petit dernier proposé en 2017 par WordPress, justement – et toujours maintenu actuellement.

Voilà pour cette « Évolution du site avec Twenty Seventeen part.4 » ! Et vous, avez-vous déjà tenté de créer un thème WordPress « fait maison » ou « adapté » ? Quelle en est votre expérience ?

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Encre de cuivre sur Venomancer

Comme je l’annonçais précédemment dans Oxyde de cuivre pour Venomancer, j’avais envie de tester mes encres :

essais sur papier canson granulé 90gr – test d’encres, diluées à gauche et pures à droite

Je connaissais déjà le résultat des encres Sepia et Terre de Sienne car je les avais achetées puis utilisées en lineart ; les deux autres sont des cadeaux que j’ai moins voire pas pratiqués – j’avais un peu testé en diluée l’encre noire lors d’Inktober l’an dernier. La surprise résidait donc dans l’encre de cuivre !

Cette encre a l’avantage de présenter une teinte chaude et donc de communiquer une certaine « sympathie » au trait, du moins en test rapide. Comme j’ignorais le résultat sur un dessin complet, j’ai encré mon croquis sur un papier granulé fin (90 gr/m2) plutôt que d’utiliser une feuille plus chère à 300gr/m2 :

à gauche, comparaison entre les quatre encre ; à droite, test du cuivre sur le dessin du Venomancer

Bien. J’ai donc décidé de tester l’encre de calligraphie « Cuivre » qui me rappelle certains godets aquarelles un peu gras. Surprise. L’encre est biphasique :

  • en bas du pot > oxyde de cuivre (bleuté)
  • en haut du pot > « eau »ou quelque chose qui ressemble à de l’eau teintée ou du jus de chaussette

D’où la nécessité de mélanger la solution pour retrouver le pigment de cuivre (bronze doré), et ce, avant chaque utilisation voire chaque passage du pinceau ou de la plume dans le pot :

à gauche, l’oxyde de cuivre vert-bleuté ; à droite, l’encre de cuivre brassée

J’avoue que c’est perturbant en cours d’encrage, d’autant qu’il faut éviter les paquets de pigments logés dans la plume. En revanche, au pinceau, ça passe bien.

Ensuite, cette encre de cuivre se révèle très sensible à l’eau : la deuxième couche d’encre diluée perturbe la première couche, elle la dilue tout ou partie => pas de superposition réellement possible :

étapes de colorisation du tronc de l’animal : la 2ème couche posée délave la 1ère couche !

En contre-partie, je note un excellent nettoyage à l’eau claire, rapide et simple – et bien sûr un repentir aisé.

Sinon, j’observe une bonne tenue des pigments une fois secs : après plusieurs jours d’exposition à la lumière (indirecte) du soleil, pas de changement de couleur notable.

Cette première approche de l’encre de cuivre pour une mise en valeur et un encrage s’en trouve donc mitigée ! Et vous, vous encrez en traditionnel ? Qu’utilisez-vous ?

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Croquis de renard en hiver

Un croquis sur carnet gris ! Où je parle transfert de graphite et fixatif.

Terre recouverte de neige, branches givrées de stalactites… Un dessin que j’avais mis de côté lors de mon étude sur le renard argenté :

Sketch Dailies - dessin quotidien
croquis de renard dans un paysage digne d’une toundra

C’était un croquis pour Sketch Dailies ! Le renard argenté ne vit peut-être pas dans la toundra, mais son pelage aux reflets givrés m’y fait penser.

J’ai profité de ces trois semaines de déconnexion, pour, entre autre, restaurer une grande partie de mes dessins réalisés dans le cadre de Sketch_Dailies : la graphite grise (crayon 4B un peu gras, donc) s’était aventurée d’une page à l’autre et le pastel blanc (carrément gras celui-là) l’avait gaiement accompagnée…!

C’est chose réparée et fixée – avec une laque standard comme fixatif :

fixatif pour dessin traditionnel : laque pour cheveux
fixatif pour dessin traditionnel : laque pour cheveux…

Pas du placement de produit, hein ! Juste ce que je t’utilise ^^ Je n’ai encore jamais utilisé de fixatif « classique des beaux-arts » : jusqu’à présent, les rares fois où j’en ai eu besoin, la laque pour cheveux m’a rendu service. Et vu le peu de fois où j’ai besoin de fixer un dessin en traditionnel, je dois avoir cette laque-ci depuis peut-être 10 ans. Pour l’anecdote, c’est la laque qu’utilisais ma grand-mère – et c’est certainement de cette façon que j’ai testé la première fois ^o^

J’ai donc nettoyé et fixé une petite trentaine de dessins ; aussi, je vous invite à jeter un nouvel œil sur les précédents croquis puisqu’ils sont à présent plus nets qu’avant ^.~

Et vous, avez-vous déjà utilisé du fixatif pour dessin ? Du vrai de vrai ou comme moi, vous improvisez ?

 

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Carnet de croquis sur papier gris

On dessine souvent sur un papier blanc. Vous aussi, pas vrai ^.~ ? Parfois on trouve du papier noir et on se met à faire l’inverse : plutôt que partir du blanc, on part du noir et on dessine en blanc – partir du sombre pour aller vers le clair.

Et il y a l’intermédiaire : partir du gris – c’est l’objet de l’article d’aujourd’hui !

Ici, mon papier est déjà grisé : il s’agit du « The Grey Book » de Hahnemühle, toucher lisse agréable et suffisamment épais (120gr/m2) pour différentes techniques à l’encre. Première esquisse !

Sketch Dailies - dessin quotidien
Gribouille de petite bouille – premier essai sur Shy Violet de Rainbow Land

Le papier gris me rappelle la préparation de la feuille papier passée à la mine de plomb, comme ce que je faisais pour les croquis de main il y a trois ans :

Évidemment, l’approche reste différente : la mine de plomb s’efface / s’éclaircit facilement, de même, elle s’estompe à nouveau (ou s’assombrit) tout aussi simplement. Autrement dit, le support évolue au fur et à mesure du dessin. L’avantage du passage à la mine de plomb par rapport au papier déjà grisé, c’est qu’on peut doser soit-même l’intensité du ton pour l’arrière-plan. Alors pourquoi changer de technique ? Parce que j’étais curieuse de tester autre chose, pardi ! Et qu’avec du papier gris, on ne finit pas les mains noircies X)

Autre avantage – l’apposition d’encres qui permettent d’aller vers le franchement blanc ou le franchement noir :

croquis sur papier gris
myself dans un costume de super héroïne : rapport à l’air et à la sublimation d’éléments

 

Donc voilà, c’est mon premier essai sur papier gris déjà fait en traditionnel – bien qu’ en digital, il m’arrive déjà de travailler ainsi : pour le chakram de Lila (le travail fini) je me suis concentrée sur les reflets du métal, la texture de la poussière, les rayures de l’usure :

 

J’ai réutilisé cette technique pour des esquisses plus rapides comme la rencontre entre Titan et l’enfant, le charadesign de Janet Been, mes crayonnés avant couleur de Isle in Sight (îles en vue, avec un perroquet) ou mon yak rigolard :

 

Partir d’une teinte entre le blanc et le noir reste certainement un basique ! Tout comme le fait de travailler d’abord en niveaux de gris, pour se concentrer sur la composition, la texture et les valeurs, avant de passer à la couleur. Reste à trouver les outils qui me conviennent en traditionnel pour cet exercice. Suite au prochain épisode dans la journée !

Et vous ? Vous partez d’un fond blanc, noir ou  gris ?

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références citées :

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Aquarelle, encres, godets & spray

Avec un arbre moussu !

J’ai peut-être trouvé la bonne façon d’apprivoiser le papier aquarelle à grain torchon, le fameux « rough » dont je parlais précédemment :

Tronc d'un arbre moussu à l'aquarelle - grain torchon rough
Tronc d’un arbre moussu à l’aquarelle – grain torchon rough

Il sèche vite et les couleurs sont plus vives…. Et plus incrustées ! Il est donc plus difficile de se repentir.

Pour bien faire, j’ai comparé le même arbre, réalisé avec de l’aquarelle en godet puis des encres aquarelle :

aquarelle : comparaison couleurs en godets et couleurs en encres
aquarelle : comparaison couleurs en godets et couleurs en encres

Voilà donc le topo. Aussi, plutôt que de mouiller abondamment le papier avant et pendant la pose de pigments, j’ai opté pour une méthode différente :

Projection de gouttelettes en aquarelle
Projection de gouttelettes en aquarelle

Vous avez deviné ? Poser la couleur, mouiller après ! Et y aller carrément au spray…

Arbre moussu et multicolore à l'aquarelle
Arbre moussu et multicolore à l’aquarelle

…Le rendu est très aléatoire mais ça vaut le coup d’essayer : ) Si vous avez des commentaires, n’hésitez pas ! Je suis sure que cela intéressera d’autres lecteurs ou amateurs, moi la première : )

Et oui, comme indiqué, c’est encore une technique proposée par l’illustrateur Jay Lee ; )

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Papier utilisé : Lanaquarelle, grain torchon, 100% coton

Aquarelle : aquarelles godets Winsor & Newton puis encres aquarelles de Colorex Pébéo

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Le pinceau éventail

Comme promis dans le précédent article de la souris plumée, zoom sur un nouveau pinceau pour le traditionnel : le pinceau éventail !

J’avoue avoir pris un pinceau éventail sur un coup de tête, sans même vraiment penser à ce que j’allais en faire ; il avait bonne mine, on va dire !

photographie du matériel : pinceau éventail en synthétique

 

Le pinceau sert en fait à beaucoup de choses : des herbes, des cheveux, les stries d’une cascade, les feuillages d’un arbre…

Voici un premier essai avec de l’aquarelle (papier 100% coton, grain torchon) :

Pinceau éventail chargé d’aquarelle et effets de stries sur le papier

Les poils du pinceau s’agglutinent au contact de la matière et donne les filaments qu’on observe sur le papier. Avec ce pinceau, ça va très vite – un coup de brosse plus ou moins incliné et on obtient un effet :

Arbre et feuillages, effet d’estompes avec le pinceau éventail

Si on veut du précis, mieux vaut retravailler cette base – autrement dit, ne pas se suffire du pinceau éventail. Mais si on souhaite juste suggérer, je trouve ça très sympa !

Autre essai, toujours en aquarelle, avec de l’herbe cette fois (papier 100% coton, grain fin) :

Effets d’herbe au sol avec le pinceau éventail – aquarelle assez concentrée
Pinceau éventail et transformation de l’herbe en aiguilles de pins pour un arbre à plateau

Là où le pinceau éventail devient très intéressant, c’est avec de la peinture plus épaisse, comme de l’acrylique :

Pinceau éventail et essai de feuilles à l’acrylique

Encore que là, l’acrylique est sortie en eau du tube, donc même utilisée pure… On discerne mal la texture. Mais ceci fera l’objet d’une anecdote séparée !

Pour conclure, c’est une chouette découverte : le pinceau éventail recèle bien des aspects à expérimenter et à utiliser. Et vous, quel(s) pinceau(x) utilisez-vous ?

La taille du pinceau me pose encore quelques soucis sur les petites surfaces – et contrairement au numérique, où l’on diminue la taille de l’outil en un clic, ici, il m’en faudrait un ou deux plus petits…

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J’en profite aussi pour remercier mes amies qui se sont cotisées pour une carte cadeau à mon anniversaire : c’est grâce à elles que je peux tester de nouvelles choses en traditionnel ces temps-ci ! :)) Même si elles sont été les premières à bénéficier de mes essais de peinture, évidemment. Je vous le dis : si vous avez des amateurs d’arts plastiques dans votre entourage… La carte cadeau pour s’offrir du matériel, c’est vraiment sympa. Parce que… Ça coûte vite cher tout ça ^^

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Plume bleue à l’aquarelle

Après un exercice de migration de pigment, voici un autre qui demande un peu plus de temps mais part de la même idée.

Comme pour le cerisier-fleur, c’est l’occasion de tester un nouveau papier – du rough, autrement dit, un papier à gros grain :

plume bleue à l’aquarelle et projection d’encre

Je teste aussi la projection d’encre, une première pour moi :

Projection d’encre aquarelle : du mouvement, l’impression de vent !

En revanche, il faut que je m’habitue au papier : celui-ci a l’air de beaucoup boire l’eau – ou alors c’est un effet des encres qui sont plus sèches même si elles sont liquides :

plume bleue à l’encre aquarelle : opaque et vive

En tout cas, le bleu aquarelle associé au papier rough donne un relief épatant !

Plume bleue à l’aquarelle et projection d’encre dans le vent

Pour la plume, cette fois-ci, je m’inspire d’une idée de l’aquarelliste Maria Raczynska. Je potasse l’aquarelle en prévision des croquis sur la petite souris postés précédemment ^.~

Prochain article sur la fameuse chimère !
Et vous, avez-vous déjà utilisé du papier à gros grain comme celui-ci ? Quelle utilisation en faites-vous ?

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Papier utilisé : Lanaquarelle, grain torchon, 100% coton

Aquarelle : encre bleue « cyan » de Colorex Pébéo et godet « Gris de Payne » Winsor & Newton

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Cerisier fleur à l’aquarelle

Aquarelle avec une technique spéciale : le papier-cuisson bouchonné !

Cela faisait un bon moment que je n’avais pas touché du pinceau et j’inaugure avec un papier différent :

Fleurs de cerisier en mouillé sur mouillé et sec sur mouillé, avec du papier cuisson chiffonné

Cette idée vient de l’aquarelliste Coréen Jay Lee ; c’est franchement spontané et très sympathique ! J’en ai aussi profité pour expérimenter les encres aquarelles prêtées par Suzie Suzy, ici, du magenta et une touche de rose indien pour réchauffer les fleurs :

Cerisier-fleur terminé – encres aquarelle

Les couleurs obtenues avec les encres sont décidément très vives et chatoyantes, plus en tout cas qu’avec les aquarelles en godets ^__^

Voilà pour cette remise en route, résultat toujours aussi magique avec l’aquarelle ^__^

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Papier utilisé : Lanaquarelle, grain torchon, 100% coton

Aquarelle : encres « Magenta », « Rose Indien » et « Cyan » de Colorex Pébéo

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INKtober avec ferveur !

Petit check du matériel avant d’entamer INKtober*

J’avais vraiment apprécié l’expérience l’an passé – j’aurais aimé en refaire plus tôt mais bref – donc je retente le challenge. Quoi de neuf côté matériel ? … Rien en fait !

Outils : stylo feutres classiques

J’ai les mêmes outils depuis 10 – 11 ans et ils tiennent bien :

tests sur mes crayons et / ou pinceaux à encre actuels
tests sur mes crayons et / ou feutres-pinceaux à encre actuels

… Sauf peut-être le pinceau du Tombow N15 qui s’effiloche et dont l’encre s’imprègne mal. Mais il donne un effet sympa, j’y reviendrai ^__^ Au reste, je passe deux couches et le tour est joué !

Pour vous donnez une idée, voici le rapport taille de mine – épaisseur de tracé :

tracés et mines de feutres à encres - zoom
A gauche, les doubles mines TomboW noires et grises | à droite, les Faber Castel noirs

Mes préférences :

Sans aucun doute le Faber Castel le plus clair (175) ! Le noir 199 bavouille un peu, bien qu’ils soient de la même taille tous deux.

Au début (en 2006 je crois, pour une mini-bd) j’ai utilisé les Tombow : noir pour les pleins et déliés, gris pour les ombres et les éléments en arrière-plan. Mais je n’avais rien de vraiment fins et souples – sur les extraits précédents, on voit qu’il n’y a pas de pleins / déliés possibles avec la petite mine des TomboW. J’ai rapidement acheté les deux Faber Castels (en 2007 sans certitude) pour des tracés plus précis, plus en finesse.

crayons et feutres à encre de chine
crayons et feutres à encre de chine

Quant au rendu, un feutre ne vaut pas une plume G, évidemment ; en contre-partie, il n’y a aucune recharge à faire, ni fuite d’encre, ni nettoyage ^__^

Support : papier basique

Côté support, je n’ai rien acheté cette fois-ci non plus ; apparemment j’ai des réserves en papier 180gr – des blanches de Carré d’As et des beiges naturelles de Canson.

paquets de papier et feuille granulée
paquets de papier et feuille granulée

D’ailleurs, vu le petit nombre de chaque, je vais probablement utiliser les deux paquets. Tout ça pour dire que je fais avec les moyens du bord ^^ Si encrer en traditionnel devait devenir une habitude, j’envisagerais un équipement particulier pour un trouver un papier qui me convienne – le canson a tendance à empâter le trait mais ses aspérités donnent du relief et adoucit ainsi les ombres hachurées.

*INKtober ?

Pour mémoire, il s’agit de l’exercice quotidien lancé par Jake Parker il y a quelques années : chaque jour d’octobre, un dessin encré. En 2016, j’avais trouvé son site web mais pas remarqué la « prompt list » qu’il avait fournie. J’ai donc fait au feeling suivant l’inspiration quotidienne. Cette année, j’espère suivre les idées qu’il a lancées ^-^

Rendez-vous bien vite pour quelques essais de « dérouillage » traditionnel !

…. Ou en attendant revoir mes précédents encrages pour INKtober.

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Encre d’octobre, bilan de novembre

Un mois de gribouilles encrées, défi inktober relevé ! Mais ai-je vraiment progressé en quelque chose ? Il y a eu des retrouvailles en tout cas !

J’utilise assez peu mon carnet pour y croquer, j’y note surtout des idées, assorties parfois d’un vague croquis illisible… ^^ Et je n’utilisais clairement plus mes stylos ! L’exercice m’a forcée à sérieusement m’y remettre.

 

Retrouvailles hachurées

A la base j’étais partie sur du feutre – feutre à encre de chine – pour retrouver un peu plus de dégradés que le simple binôme noir (encre) et blanc (papier). J’ai progressivement délaissé et les feutres et le mélange gris + noir + ocre pour ne garder qu’un simple stylo…

news-2016-11-15-inktober-bilan-vue01-plens-vs-hachures
A gauche, dessins du début en pleins | à droite, dessin vers la fin d’Inktober en hachures

Et c’est là que j’ai retrouvé les hachures ! De près, je continue de trouver que c’est peu esthétique, mais ça rajoute du mouvement – et dès qu’on s’éloigne un peu, les nuances intermédiaires apparaissent.

La « hantise de la tâche »

Car j’ai joué le jeu du « pas de retouche » ! Au mieux, je rajoutais de l’ombre pour masquer une mauvaise courbe (comme sur les dessin ci-après ^^)…

news-2016-11-15-inktober-bilan-vue02-hantise-corrections-traits
Plus facile de chercher une courbe dans un rough (à droite) que dans un clean (à gauche) !

Du coup ça m’obligeait vraiment à « être organisée » et visualiser mentalement ce que je voulais faire – fini le barbouillage allègre en numérique où je peux changer X fois un morceau de forme, travailler le dessin retourné, déplacer des éléments, etc. La peur du mauvais trait était souvent au rendez-vous. J’ai réussi à passer au-dessus en acceptant de me planter, tout simplement. Mais je n’étais pas fière du résultat pour autant >.<

La confiance – encre directe ou crayonné ?

Je manque clairement de pratique traditionnelle – il m’est donc quelques fois arrivée de crayonner d’abord et d’encrer après – comme pour le vaisseau de l’Empire. Tout dépendait du sujet et de l’humeur du moment !

A gauche, crayonné avant encrage | à droite, encrage direct
A gauche, crayonné avant encrage | à droite, encrage direct

Bien qu’en regardant l’ensemble des planches, la majorité du temps j’y suis allée franco à l’encre et en prenant mon temps – en direct et en douceur. Je crois que c’est vraiment l’aspect important dans cette pratique à l’encre.

 

J’ai l’impression qu’au fur et à mesure, les croquis se sont étoffés et que j’ai tenté plus de trucs. Les ombres sont devenues plus affirmées aussi. Le traditionnel reste exigeant et demande de cultiver l’assurance… Tout autant que le lâcher-prise !

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Dessins en grand réalisés durant Inktober :
Semaine 00 : les tests, Semaine 01, Semaine 02, Semaine 03, Semaine 04 et Semaine 05

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