Compte-rendu vernissage Mangasia

Parce que je comptais bien parler de Mangasia en parallèle de l’expo à Luce Courville, mais que j’ai d’abord confié l’article pour une parution No-Xicienne.

Voici mon compte-rendu sur le vernissage de l’exposition Mangasia !

Au Lieu Unique à Nantes, le vendredi 29 juin 2018


… Un formidable travail de collection et de présentation !

Taiwan, Corée du Sud, Indonésie, Japon, Chine, Hong Kong, Philippines, Inde, Thaïlande, Singapour … Plus de 20 pays (ou territoires) sont explorés : les bandes-dessinées semblent affluer de toute part à Mangasia ! C’est impressionnant de voir la richesse et la diversité qu’il nous est proposé de découvrir, le plus souvent remis en contexte et séquencé par thème, ce qui offre plus qu’un simple catalogue – ce que je craignais au départ.

La surface d’exposition paraît tout de suite confortable : le Lieu Unique offre une grande salle, scénarisée en six sections pour l’occasion. Comme lors des précédents évènements, le visiteur est guidé dans une ambiance tamisée en clair-obscur par des textes en Français comme en Anglais – qui lui décrivent un type narratif ou définissent un genre d’œuvre. En parallèle, une frise historique nous raconte les principaux évènements sociaux (guerre et paix, élections et prises de pouvoir…) qui jalonnent les parcours de vie et influencent de fait les créateurs, dans leur liberté comme dans leur censure, dans leurs récits et leurs approches.

Qu’il s’agisse de manga Japonais, de komiks Philippins, de manhua Coréens ou de one-baht Thaïlandais, je suis allée de découverte en découverte. J’ai vraiment apprécié y trouver des planches originales et des ouvrages en couleurs comme en noir et blanc, de toutes les époques ; j’ai adoré l’espace sur les Yokaï, le bestiaire surnaturel et les fables en général avec le dieu singe, ainsi que la relative parité entre héros et héroïnes en général. D’autant qu’il y a un petit espace lecture pour feuilleter directement !  J’ai été impressionnée par la gigantesque estampe sur bois en trois panneaux. Quant aux curieux de plus de 16 ans, ils peuvent se documenter dans un espace réservé aux « dessins de printemps » (shunga mais aussi yaoi, yuri) et aux muzan-e « dessins d’atrocités ». Plus grand public, sont présent des références au cosplay et à l’animation…

… Bien qu’en comparaison du foisonnement d’œuvres papier qui nous sont présentées, on trouve le numérique plus rare. Alors que certains textes citent des projets d’adaptations de bd à l’écran en Inde et aux Philippines par exemple, c’est surtout le Japon qui m’a semblé présent en termes de diffusion sur place : quatre zones de projections avec notamment des extraits d’Astro Boy, de Princess Saphir et une performance de la vocaloid Hatsune Miku, ainsi qu’une interview du dessinateur Naoki Urasawa (Pluto, Billi Bat, Monster…). Pour diverses raisons, il a sans doute été plus aisé de se procurer ses enregistrements.


Personnellement, j’apprécie que soit expliqué au grand public la diversité des œuvres et surtout, des sujets et des lecteurs ou spectateurs : il y a 30 ans et pendant longtemps, une censure importante avait été appliquée en France sur les programmes télévisés – du fait d’une méconnaissance des animés, dans son rapport audience – contenu. C’est un sujet que l’on aborde dans les conférences No-Xice justement. Et aujourd’hui, à l’exposition Mangasia, un autre pas est fait pour expliquer qu’il existe des bandes-dessinées et animés pour les petits, les adolescent.e.s, les jeunes adultes, les salary men / woman, etc. Et ça, ça fait plaisir !


L’exposition « Mangasia, Merveilles de la bande dessinée d’Asie » – du 30 juin au 15 septembre 2018. Je vous recommande sincèrement d’y aller ! Si vous voulez voir quelques photos, je laisse toujours la primeur à No-Xice ^-^

Compte-rendu par Saisei – le 3 juillet 2018

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Croquis sur carnet gris : compilation de dessins superhéros

Suite de compilation avec aujourd’hui, des dessins de superhéros !

Issus des comics américains, héros de bande-dessinée donc – et à ma connaissance, par encore portés à l’animation ou au cinéma. Un thème quotidien suggéré par Sketch_Dailies , voici mes croquis réalisés sur le thème des super-héros, au masculin comme au féminin :

Sketch Dailies - dessin quotidien
Croquis de Hulkling inspiré du Penseur de Rodin – super héros Marvel Comics
Sketch Dailies - dessin quotidien
Croquis de Wiccan – super héros Marvel Comics

 

Sketch Dailies - dessin quotidien
Croquis de Chalice – super héros Marvel Comics
Sketch Dailies - dessin quotidien
Croquis de Promethea – super héros Marvel Comics
Sketch Dailies - dessin quotidien
Croquis de Miss America – super héros Marvel Comics

Trois qui posent, deux qui bossent ! ^^°

J’avoue avoir découvert chaque personnage au fur et à mesure – je connais surtout les super-héros portés au cinéma depuis début 2000, à l’exception de quelques comics qu’on m’a prêtés. Personnellement, j’ai un faible pour… Les héros au quotidien ! Et vous, avez-vous une héroïne ou un héros préféré ? Qui est-ce ?

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Preview illustration artbook – memento mori, shinigami !

Quand je vous parlais d’étude de la nature et de Death Note, le lien est : fanart !

Comme promis, une preview d’un de mes projets en cours : une illustration au sein d’un artbook collectif. Mes précédents essais de nature morte – contemplation, mortalité, vanité, titouti – n’étaient uniquement mus par une volonté d’amélioration technique !

Crânes humains et crâne de ... Shinigami ! | preview partielle d'une illustration
Crânes humains et crâne de … Shinigami ! | preview partielle d’une illustration

Alors, à votre avis ? Ryuuku sera-t-il inclus dans cette vanité ? Un shinigami ne meurt pas me direz-vous. Et pourtant… Si ! Memento mori, shinigami* !

Un dieu de la mort, dans le manga Death Note, a deux façons de perdre son existence (pour ne pas dire, sa « vie »). La première : s’il glandouille trop longtemps sans écrire de noms dans sa death note, il meurt, faute d’avoir volé du temps de vie aux humains. C’est ce qui menace Shidou dans l’histoire par exemple. La deuxième ? Je vous en parlerai une prochaine fois ; )

Et globalement, j’en dirai plus lorsque la sortie de l’artbook #01 nouvelle version** approchera.

 

_______

*Memento mori = rappelle-toi que tu vas mourir, rappelle-toi que tu es mortel

*Memento mori, shinigami = indice pour le sujet de mon illustration ; )

**Artbook #01 nouvelle version = l’artbook #01 ou »Tempus Fugit » a finalement été collectivement abandonné, donc ce n’est pas de celui-là que je parle. Et par souci de discrétion je m’abstiens de parler du thème du prochain ^.~

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Fanart de Nora en Aleim, go Evhell !

Et hop, retour à la couleur et au digital art !

Avec aujourd’hui, un fanart de Nora – le personnage principal de la BD « New Game » créée par Lucile Evhell – ici représentée sous les traits de son avatar « Aleim », dans le jeu online « Orion » :

Nora - création d'Evhell
Nora de New Game – dans son avatar Aleim pour le jeu Orion | une BD de Lucile Evhell

Vous êtes curieux ? Alors rendez-vous sur le site de la bande-dessinée originale, ici : newgame.evhell.fr/

 

 

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Japan Expo à partir de demain !

affiche-japan-expo-13La 12ème édition de la Japan Expo commence demain ! Plus besoin de vous présenter cette convention, j’en ai suffisamment dit sur les précédentes éditions ^.~ ! Rdv donc à Paris Villepinte du 5 au 8 juillet !

Vous retrouverez une partie des illustrations et cartes humoristiques aux côtés des no-xiciens, au stand stand DK06, dans le hall 6. Oui, il y a eu une réorganisation de l’espace fanzine cette année, qui quitte le hall de la Japan Expo proprement dit et passe du côté du Comicon.

Le fanzine No-Xice se déplace donc, avec une nouvelle gazette – et son lot de créations humoristiques ou bédéistes avec Dazzling Desert de SuzieSuzy et Chronos de Kyoko.

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Crayonnés de couverture – part 2

Suite de l’exercice de base du moment : reprendre une des petites histoires et en faire une couverture inspirée de « vieilles » affiches ! Cette fois-ci, on attaque 31 Décembre ^-^.

J’étais partie sur une couverture « décor paysagé à fond le toutim », puis finalement, j’en suis revenue aux bonnes bases > crayonnés de deux versions de couv’ :

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Idem que la dernière fois, la police est vouée à changer mais ça donne le ton…

Ces deux versions puisent leur bas de page dans les affiches de certaines comédies musicales (Chicago pour n’en citer qu’une) ; reste qu’il faudra accommoder l’esquisse à horizon Nantais, pour être raccord avec l’action. Bon j’avoue que dans le genre « inspiré de », y a mieux. La version de gauche à un petit côté « ballet » avec les deux personnages « en vol » : c’est qu’en en raison de leurs histoires, les protagonistes se croisent mais ne se regardent pas… Celle de droite a le mérite de dézoomer un peu et de coller davantage au genre (on représente souvent les acteurs en pied, plus dynamique je présume) avec une note plus optimiste (regards vers le haut) même si une fois encore, les personnages adossés l’un à l’autre ne paraissent pas partager grand chose – et pourtant ! Au reste, l’écharpe constitue un lien entre eux, à défaut.

Voilà pour l’exercice ! Si vous êtes perdus, rdv ici pour les historiettes en question. ^.~ Je vous laisse sur un petit « bonus » : une version clairement romancée !

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Crayonnés de couverture – part 1

Exercice de base – et de style – du moment : reprendre une des petites histoires et en faire une couverture inspirée de « vieilles » affiches ! On conserve le rétro mais on y ajoute un soupçon de modernité – ou pas, c’est selon ^-^.

Crayonnés des premières couv’ en question :

news-2012-02-02-couv-affiche-bd-hist-cailloux-he-ho

La police est vouée à changer mais ça donne le ton… Quitte à virer dans le parodique !

La couverture pour « L’histoire des deux cailloux » (à gauche) s’inspire ainsi du genre Art Nouveau (style de Mucha ou Lenormand) tandis que celle de « Hé ho, hé ho… On rentre du boulot ! » (à droite) de films noirs – plus précisément ici de l’affiche du film « Stranger on the third floor » de Boris Ingster.

Je pense continuer l’exercice sur les autres petites bd, la suite d’ici le 10 février ! Et d’ici peu, toujours dans la catégorie graphisme / dessin, la suite des péripéties créatives sur la conception des affiches & flyers Wazabi.

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Le blog BD de Little Zéro ou les aventures de Zorra l’exploratrice !

Comme beaucoup de fanzineux, Little Zéro a une double vie : étudiant le jour et dessinateur la nuit (ou pendant les cours), il est déjà l’auteur de très bonnes cartes parodiques chez No-Xice, de préférence sur des univers fantastiques. Nan, sérieux, je suis partie pour une présentation littéraire, là !

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Les tribulations de Zorra l’exploratrice, ce sont ses comics trips : un délire dans la même lignée de parodie d’aventures, avec le personnage de Zorra, un mix entre Dora et Lara Croft. Ça casse du monstre – et au passage les clichés de quête aussi !

Retrouvez les premiers strips en 4 cases des Aventures de Zorra l’exploratrice sur son blog http://littlezero.no-xice.com et sur la page manga du fanzine no-xice. Avec en prime, un jeu de mots bien débile et bien gras comme on les aime, pour le troisième épisode. ^-^

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Les adaptations de BD au cinéma

On avait déjà les adaptations de romans au cinéma, de contes en films d’animations et avec Les Aventures de Tintin qui sort le 26 octobre prochain, je me rends compte que de nombreuses bandes-dessinées connaissent une mue évidente vers le grand écran. En marche vers une stratégie de cross-media ? Pas sûr, ça manque de goodies tout ça !

Entre Le Grizzli de James Oliver Curwood et L’Ours de Jean-Jacques Annaud, il n’y a qu’un pas, voire une sublime adaptation (en tout cas pour les yeux d’enfants que j’avais en découvrant le film) ; rebelote au collège, pour Le hussard sur le toit à la fois roman de Jean Giono et film de Jean-Paul Rappeneau (surtout qu’il y a eu un sujet de rédaction à la clé, « imaginez la suite » !). Si la tactique de l’adaptation est fortement américaine – re-dorure de blasons des supers-héros (Spiderman, the X-men…)- la bande dessinée de ce côté de l’atlantique semble de plus en plus vouloir se prêter au jeu du grand écran : Enki Bilal et son époustouflante réalisation graphique d’Immortel (ad vitam), en marque le tournant ! Plus récemment, Adèle Blanc Sec de Tardi, réalisé par Luc Besson, rehausse avec beaucoup de dynamisme la densité de la bd originale (à mon humble avis), qui est pourtant une bd à texte.

Il faut avouer que raconter une histoire se prête à tous les supports ! Si l’on pense la bd comme un jeu vidéo, c’est qu’elle empreinte beaucoup de genres au cinéma – voire le précède ? – tout simplement. Et si Osamu Tezuka concevait déjà ses mangas à l’image des story-boards de dessins animés Disney (et aurait été certainement ravi de pouvoir en faire des animes dès le départ), les métiers de réalisateurs et d’auteurs semblent parfois se fondre et se confondre encore un peu plus de nos jours ; il suffit de regarder l’impressionnant travail de Joann Sfar dans le Chat du rabbin. Une question de génération alors ? Une question de profit – moyennant évidemment un mécénat conséquent en amont ? Ou une simple prise de risque artistique au parfum d’entrepreneuriat ?

Autant au Japon, un manga est conçu presque dès le départ comme source potentielle de produits dérivés (goodies type figurines et t-shirts, animes et dramas), autant en France, on ne semble pas l’envisager comme tel, du moins directement. Peut-être aussi la cause à ce retard d’expérience (ça fait quand même presque un siècle que les Japonais maîtrisent cette stratégie de diversification), ou aux tendances du marché (contrairement aux habitudes d’achats des cinéphiles-comicistes Américains). Excepté Ankama ou Castlemore, qui respectivement, pratique une intégration verticale et horizontale des médias, ou bénéficie d’une société-mère déjà bien rôdée dans le domaine, on n’aborderait donc pas une adaptation bédéiste au cinéma comme on le ferait d’une véritable stratégie cross média.

Une chose reste sure, si la pré-existence d’une œuvre (bd ou roman) influe indiscutablement sur la propension du public à adopter la réalisation cinématographique, la réussite commerciale d’une adaptation ne réside que partiellement dans le succès de la bd d’origine ; la qualité du film ça compte aussi ! Et il faut le prouver dès la bande-annonce. On pourrait parler ici d’ un double effet kiss-cool :
– D’une part, des cinéphiles séduits par l’intrigue (ceux qui correspondent à la cible marketing de base) et des spectateurs de circonstances, comme pour n’importe quel film ;
– D’autre part, la partie du lectorat déjà acquise va générer un lot de spectateurs – par « fanattitude » – auxquels on rajoute de simples curieux déjà connaisseurs.
Et c’est sans doute un attrait majeur dans le projet d’une adaptation format grand écran, et pourquoi pas, version 3D.

Je doute qu’on ait à ce point épuisé les sujets ou peur de l’échec pour se replier sur les œuvres ayant déjà fait leurs preuves, bien au contraire ! Le choix s’apparente davantage au pari de producteurs et à une expérience nouvelle pour les auteurs / réalisateurs, basée sur une réelle affection de l’œuvre. Car nombre de ces adaptations cinéma sont un réel plaisir pour les yeux et les affects ! Toutefois, faute de réponse précise à ce début d’engouement multi-media, hormis celui de créer / d’élargir une communauté, je ne formulerai ici que des hypothèses. N’hésitez pas à poster sous cet article, pour compléter, infirmer ou confirmer le propos !

Et en attendant la fameuse sortie du Secret de la Licorne, retrouvez notre cher Tintin parodié dans Le Chat du rabbin !

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