Elfe bretonne, coiffure en knot

Allez, je n’allais pas vous laisser passer les fêtes de fin d’années en présence de mâles, retour sur une petite elfe à la coiffure bretonne : chignon à foison !

Je suis partie d’un de mes tests illustrés sur le logiciel de dessin Mischief avec une Cintiq Wacom : elfe au trèfle knot.  Cette fois-ci, finalisation avec Photoshop :

Elfe – fée au trèfle knot – version colorisée à partir du noir & blanc

C’est l’occasion aussi – et surtout – de persévérer dans l’entraînement de colorisation à partir d’une illustration en niveau de gris :

base originale en niveau de gris
ajout d’un calque de couleur brune en mode couleur
ajouts de couleurs en mode couleurs
retouches sur un calque normal
ajouts de couleurs en mode lumière tamisée ou incrustation
Elfe au trèfle knot – version finale

Les commentaires en bas de chaque étape vous donne la façon dont j’ai procédé. C’est aussi mon quatrième article sur le sujet, donc je me limiterai à cela ! Néanmoins, ces différents essais de colorisation me montre à quel point la méthode est peu aisée : passer du niveau de gris (grayscale en anglais) à la couleur (color, colour) demande encore du travail ^^

Pour celles et ceux que le sujet intéresse, je vous recommande de taper « grayscale to color » dans votre navigateur favoris : )

 

 

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Lutin gros tarin

Encore une séquelle du visionnage du nanard « Trolls 2 » x)

Nouvel exercice de colorisation numérique à partir de niveau de gris !

Bref. Dans la continuité du précédent lutin vampirique, voici un nouveau crayonné grassement coloré :

Lutin aux oreilles pointues et gros tarin - colorisation en mode cracra
Lutin aux oreilles pointues et gros tarin – colorisation en mode cracra

Approche un peu différente cette fois : j’ai rapidement fusionné mon calque de scan (crayonné) avec le calque de valeurs en niveau de gris :

lutin tarin tutoriel - étape 1
étape 1 : scan du crayonné
lutin tarin tutoriel - étape 2
étape 2 : travail des valeurs
lutin tarin tutoriel - étape 3
étape 3 – travail des masses
lutin tarin tutoriel - étape 4
étape 4 : passage du noir et blanc vers la couleur
lutin tarin tutoriel - étape 5
étape 5 : de quoi mettre l’ambiance !
lutin tarin tutoriel - étape 6
étape 6 : début de colo légère
Lutin aux oreilles pointues et gros tarin - colorisation en mode cracra
étape 7 : finalisation – on reste sobre

Je trouve le résultat moins abouti que sur mon lutin vampirique ou mon yak rigolard. J’ai calé en cours de route sur la pose de couleurs, qui ne s’est pas passée comme sur le précédent dessin. La technique est grandement perfectible…

 

Sur ce, je vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année ! Au pays des lutins et des légendes, des confiseries et des festivités : )

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Lutin vampirique en step by step

le crayonné coloré : principales étapes
le crayonné coloré : principales étapes

J’ai travaillé ce croquis en mode détente – le résultat est donc intentionnellement brut ! A la base, c’est un mix entre une session de jeu de rôle (Vampire) et le visionnage de Trolls 2 (lors d’une soirée nanard) x) Je cherche à m’habituer à coloriser à partir du gris, comme je l’avais fait pour le yak rigolard.

Voici un aperçu de trois étapes clés du dessin (à gauche, affinage ; au milieu, niveau de gris ; à droite, couleurs brutes) :

aperçu des étapes juxtaposées
aperçu des étapes juxtaposées

Donc c’est parti ! L’étape est commentée en bas de chaque visuel :

étape 1 : le crayonné pris en photographie
étape 1 : le crayonné pris en photographie
étape 2 : éclaircissement et légère coloration du crayonné
étape 2 : éclaircissement et légère coloration du crayonné

A partir de maintenant, le calque du crayonné reste au dessus des calques couleurs et se trouve en mode produit, histoire de conserver la texture un peu grungy du papier :

étape 3 : un fond pêchu + mon gris de travail habituel
étape 3 : un fond pêchu + mon gris de travail habituel
étape 4 : premières couleurs à gros traits
étape 4 : premières couleurs « brutes » à gros traits
étape 5 : passage en niveau de gris pour affiner les volumes
étape 5 : passage en niveau de gris pour affiner les volumes

Pour le niveau de gris, plutôt que de fusionner toute mon illustration, j’utilise un calque de réglages ; les traits de pinceau pour l’affinage sont effectués par dessus ce calque de réglage. Ça me permet de conserver mes calques couleurs intactes.

Enfin, je superpose à mon groupe de couleurs brutes mon groupe noir et blanc (passé en mode incrustation) :

étape 6 : superposition des étapes 4 & 5, puis affinage des détails
étape 6 : superposition des étapes 4 & 5, puis affinage des détails

Voilà pour ce rapide partage ! En cette fin d’année, les contes regorgent de lutins, de trolls et autres chimères, donc un lutin à crocs de vampire me semble dans le ton 😉

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Tempus Fugit : histoire de l’environnement

Vous souvenez-vous de cette ambiance sous-marine explorée il y a quelques temps ? Une première pour moi en tout cas \^o^/

Cette thématique, « Le temps s’enfuit » ou « Tempus Fugit » était devenu un projet bac-à-sable, où j’intégrais des essais de composition, de texture… J’en ai donc profiter pour remasteriser les décors des trois volets du triptyque passé, présent, futur. Pour voir les décors un par un, j’ai mis à jour les articles concernés en avril. Pour l’évolution de la conception et l’histoire générale de l’environnement, c’est ici que ça se passe ^__^

 

Sous les eaux… (dé)Gonflement des océans

L’espèce que j’ai choisie d’illustrer débute sa vie sous l’eau, à un moment où les océans sont au maximum de leur volume carboné, ie avec un niveau des eaux au plus haut. Le premier changement de paradigme qu’il m’a paru intéressant de montrer, est la diminution de l’espace de vie – dû au dégonflement des océans. Ici, on pense d’abord se trouver en eaux profondes (vue du passé) mais la zone s’éclaircit progressivement (vue du présent) et la surface se rapproche des cimes (vue du futur) pour finalement les engloutir :

Tempus Fugit | évolution du milieu : diminution du niveau des eaux - rapprochement de la surface
Tempus Fugit | évolution du milieu : diminution du niveau des eaux – rapprochement de la surface

En effet, l’eau se dilate à l’absorption du carbone ; arrivée à un certain point, les océans dégazent le dioxyde de carbone dans l’atmosphère et petit à petit, leur volume diminue – par exemple, le niveau des eaux baisse et laisse apparaître des terres en surface. Représenter ce phénomène n’est pas gratuit : j’avais dans l’idée un second triptyque où l’espèce est obligée de migrer en surface. Les bassins amphibies illustrés à gauche de la vision du futur en sont un indice ^.~

 

Ambiance lumineuse et atouts :

Le fond des océans est-il sombre ? Ici j’imagine que des coraux luminescents offrent des zones de lumière. Ensuite, ces coraux, comme d’autres coraux actuels, se forment par empilement : chaque nouveau corail se créé sur les vestiges de la génération précédente. Petit à petit, les blocs s’étoffent. L’espèce dominante a donc progressivement utilisé ses coraux à la fois pour s’éclairer et pour modeler des habitats :

Tempus Fugit | les coraux bioluminescents, à la fois source de lumière et matériau de construction
Tempus Fugit | les coraux bioluminescents, à la fois source de lumière et matériau de construction

Le changement d’atmosphère marine permet aussi à l’espèce dominante de coloniser peu à peu d’autres zones jusqu’alors peu attractives – on aperçoit des édifices au loin, brouillés par la perspective.

 

Appropriation du milieu :

C’est la partie où je me suis vraiment fait plaisir, je l’avoue ! La transformation d’un même lieu au cours du temps : cavernes troglodytiques, villes antiques, cités modernes. J’ai aussi imaginé que certaines constructions étaient difficiles à maintenir ou se trouvaient désaffectées – d’où la dégradation de l’édifice de droite, maladroitement conservé par des piliers de soutènement :

Tempus Fugit | construction des troglodytes jusqu'au édifices modernes
Tempus Fugit | construction des troglodytes jusqu’au édifices modernes

Je me suis aussi permise de juxtaposer des constructions très diverses en âge technologique, un côté patchwork que j’apprécie dans la vie réelle ^__^ Pour l’anecdote, j’ai longtemps hésité à supprimer la tour antique ; la conserver était finalement la bonne solution, pour rehausser le côté historique de l’occupation et de la transition vers d’autres lieux. Un simple vestige du temps – toujours le thème !

 

Maîtrise du territoire :

Un grand classique des cours du secondaire ! Et même après… Ici, penser à l’aménagement du territoire m’a aidée à retracer

  • les zones d’occupations : cachettes dans l’habitat (passé) et probable itinérance ; puis l’espèce s’affirme comme prédateur majoritaire et s’affiche de manière plus ostentatoire (présent) ; enfin, suite à l’épuisement des ressources, certains quartiers sont délaissés au profit de la « plaine » jusqu’alors peu visible dans l’obscurité, au delà de la faille (futur)
  • les évolutions architecturales : faille à l’état brut, émergence de colonnes et de cavités habitées, formation de parois de plus en plus fines et remodelage par dessus les roches en balcons :
Tempus Fugit | évolution du site de vie, vers la maîtrise (et épuisement) du territoire !
Tempus Fugit | évolution du site de vie, vers la maîtrise (et épuisement) du territoire !

La vision du passé montre une faune relativement foisonnante et uniformément répartie ; celle du présent montre déjà une faune traitée davantage comme un apparat dans les zones supérieures, à l’inverse des les quartiers inférieurs (ceux qui vivent en dessous) où elle menace d’obstruer les sorties d’aération ; la vision du futur montre carrément un dépeuplement de la faune (squelettes au premier plan) et une reconquête aléatoire de la « végétation » (flore ou faune réduite à sa plus simple expression).

 

Voilà, voilà !

C’était pour Tempus Fugit, un projet d’artbook né en 2013 chez No-Xice. La version papier n’a finalement pas été tirée : nombre d’entre nous au collectif ont calé sur le thème ! Toutefois le sujet me tenait à cœur – je n’avais encore jamais rien illustré sous l’eau. Pour mémoire, il s’agit de cette aventure-ci, que j’avais commencée à détailler en mars 2014. Quand on dit quel le temps s’enfuit…^__^

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Stormy sunset : isles in sight !

Suite de l’illustration Îles en vue – isles in sight avec cette-fois la version finale pour MDdrawing !

Pour cet article, je vous partage deux étapes !

1. Équilibrer le dessin suivant la position du texte – qui va influencer la composition :

la branche gêne un peu
on vire la branche et on incline
on remonte la ligne d’horizon

Evidemment, cette composition doit être vérifiée en version tablette et mobile, la taille de l’image variant d’un support à l’autre (mais pas le positionnement) :


2.  Illustration en elle-même + test intermédiaire :

illustration du décor seul : la couleur du soleil caché dans les nuages se confond avec une éventuelle éruption !
illustration du perroquet au premier plan et décor
ajout de texture pour rendre l’approche de l’orage palpable
un test intermédiaire niveau couleurs entre la version bleue « shiny » et la version rose « stormy »

J’adore ce genre de variantes d’ambiance !!!


Vue de l’illustration intégrée au webdesign :

preview de l’accueil sur MDdrawing, mon portfolio en anglais

 

Cette illustration destinée au web fait suite à mes études de perroquets et mes esquisses d’îles.

Si vous êtes curieux, rendez-vous sur MDdrawing.com !

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Îles en vue – isles in sight

Autre création estivale !

Isles in sight, en écho à Yrial in sight

Et pourtant, cette image-ci se destine à mon portfolio MDdrawing :

Un ensemble largement inspiré de photographies personnelles. Il y a un parfum d’exotisme, pourtant, je n’ai pas quitté Royan ! Je me suis basée sur des clichés de la côte et du zoo de la Palmire ^.~

J’en profite pour épingler cet article en « étude de la nature » avec un petit étape-par-étape avec le détail du perroquet – travaillé alternativement sur fond neutre et sur décor :

Couleurs posées sous crayonné

On enlève crayonné et décor…

… Et on commence à détailler !

Perroquet final !

J’étais un peu perplexe sur le nombre de doigts visibles sous cet angle (pour info, il y a quatre doigts par patte, répartis deux par deux en avant et en arrière). Les proportions diffèrent un peu d’un Ara original > j’ai grandi les ailes et diminué la tête ^^

Cette illustration destinée au web fait suite à mes études de perroquets et mes esquisses d’îles.

Voilà pour cette étude de la nature colorée ! Et vous, comment utilisez-vous vos photographies de vacances ?

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Yak rigolard

Suite à mes croquis d’îles et plus particulièrement de yak…

Yak rigolard
Yak rigolard aux couleurs fantaisistes

Un rough de cet été ! Et aussi un exercice à partir du noir et blanc :

Croquis général puis affinage progressif (détails, valeurs…)

Poses des couleurs – avec un agrandissement de format :

Principales étapes de pauses de couleurs par dessus les niveaux de gris

L’ensemble reste assez brut pour conserver un aspect « foufou ». A la base, cet avatar devait surtout servir pour une plateforme numérique dont j’ai repris les couleurs ; il est finalement utilisé aussi ailleurs – il existe donc trois versions différentes.

L’un des croquis provient de l’Inktober de l’an dernier mais je le trouvais moins lisible en miniature, d’où la version de face. Et pour ceux qui connaissent, les travaux de photomontages de Sarah DeRemer pour son « Highland Red Pandow, a cross between a red panda and a yak » m’ont également beaucoup inspirée ! Mais sans les dents et les moustaches ^^

A demain avec une illustration de perroquet cette fois,

Bonne fin d’été à tous !

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Charadesign sur une soirée enquête : François

Ah, François Espérendieu ! Lui aussi fait partie de la belle brochette de personnages dans le scénario « Série noire à l’encre Rouge » imaginé par  Sans peur et sans reproche. Un personnage qui me fait sortir de ma zone de confort – premier personnage dérangeant que j’ai pu illustrer !

Le teint cireux, un sourire narquois et une fixette dérangeante… Si le personnage illustré ci-après revêt un je-ne-sais-quoi de désagréable, c’est volontaire :

François Espérendieu, "fanart" inspiré de "série noire à l'encre rouge"
portrait réalisé à partir du texte du scénario

Je n’en dis pas plus, excepté que ce portrait s’inspire d’un de mes amis qui a endossé le rôle du majordome ce soir-là ^.~ On pouvait le représenter bossu ; or compte-tenu du talent particulier de François, cette déformation décrédibiliserait complètement ladite compétence, vu les postures à tenir dans l’exercice. Ceci dit, dans le cadre d’une commission, je me serais pliée à l’exigence ^^

Sur ce, je vous laisse en compagnie de « Série noire à l’encre Rouge » pour ceux qui auraient envie d’y incarner un rôle tout en nuance et y ajouter la note de profondeur qui sied à toute surprise rôliste ^-^

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Promenez-vous dans les sous-bois…

… Pendant que je mets à jour mon blog* ^^

En mettant à jour mon portfolio, j’ai réalisé que je n’avais pas écrit d’étape-par-étape pour l’illustration de l’elfe au bois. Voici donc un step-by-step de ce dessin, en partant du crayonné et en passant par les couches de couleurs :

elfe au bois - étape 1
elfe au bois – étape 1 : crayonné

elfe au bois - étape 2
elfe au bois – étape 2 : début de colo en partant du décor

elfe au bois - étape 3
elfe au bois – étape 3 : décor plus sombre, plus froid & évolution du personnage en conséquence

elfe au bois - étape 4
elfe au bois – étape 4 : détails de la parure

elfe au bois - étape 5
elfe au bois – étape 5 : quelques touches d’ambiance

Arrivée à cette étape, j’ai constaté que le rehaut de bleu en arrière-plan donnait à l’elfe un semblant de coup de soleil…>.< D’où ma solution : écran total ! XD

elfe au bois - étape 6
elfe au bois – étape 6 : réglages de lumière et de (dé)saturation

Pour comparer, voici les deux versions en niveau de gris :

elfe au bois - test en noir et blanc de l'étape 5
test en noir et blanc de l’étape 5

elfe au bois - test en noir et blanc de l'étape 6
test en noir et blanc de l’étape 6

Quand je vois la solution que j’avais choisie à l’époque, je pense que j’aurais aussi pu contourner l’excès de rouge de la peau en virant vers le brun / marron, cad en glissant vers un teint mate voire basané.

Enfin, voilà pour l’évolution, un avant-après !

____________

*Parodie de la comptine  « Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas… »

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illustration en chemin, dernières étapes

Parlant de textures, voici l’illustration finale pour « en chemin » !

On my way to the top
Illustration « en chemin » finale

Début de l’illustration :

 

Principales étapes de colorisation & texturage :

colorisation /texture : étape
colorisation /texture : étape étape 1

colorisation /texture : étape
colorisation /texture : étape étape 2

colorisation /texture : étape
colorisation /texture : étape étape 3

colorisation /texture : étape
colorisation /texture : étape 4

test en noir et blanc
test en noir et blanc

Traitement progressif de la matière avec tests ponctuels en niveaux de gris pour vérifier les valeurs et le sens de lecture. J’ai posté ici le test final mais j’en fais régulièrement en cours de route.

J’ai commencé par le fond et je suis remontée petit à petit vers le premier plan. Cette fois-ci je suis volontairement restée dans le flou, pour éviter de me retrouver dans la situation des combattantes perses ; j’y avais tellement détaillé le décor qu’il m’avait fallu flouter le résultat final ! C’est la tentation du numérique, je pense, où, du moment que la résolution du fichier le permet, on peut aller vraiment loin dans le détail. Or ça ne sert pas à grand chose, même pour un 4×3. Bref, j’espère éviter cet écueil ici ^^

« En chemin » est aussi mon premier test réussi de colorisation à partir du noir et blanc ! \^o^/

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