Rencontre bédéiste à Nantes avec Audrey Alwett et Nora Moretti !

Rencontre bédéiste à Nantes avec Audrey Alwett et Nora Moretti !

Dans le cadre des dédicaces organisées par Univers Partagés, la Fnac de Nantes et la librairie Album, deux jeunes « actrices » de la bd étaient invitées à présenter le fruit de leur collaboration au sein des Editions Soleil. Un rayon de lumière en matière de bd féminine faite par les femmes (mais pas que) !

Audrey Alwett au scénario et Nora Moretti au dessin revisitent en effet l’histoire d’origine de série « Princesse Sara » : un personnage féminin rehaussé pour l’occasion d’un caractère bien trempé et d’une acuité à peine tempérée dans l’Angleterre du XIXème siècle. Une réécriture particulièrement dynamique du roman de Frances Hodgson Burnett, déjà adapté par les Japonais sous la forme d’une série animée éponyme, « Princesse Sarah ».

C’est également l’occasion de rebondir sur la ligne éditoriale des nouvelles collections Blackberry – Strawberry, dirigées par Audrey. L’idée ? Présenter des séries qui correspondent aux préoccupations féminines, dans le quotidien comme dans le rêve ; et la création des ces deux collections marque un tournant tantôt sucré pour Strawberry (filles et jeunes filles) tantôt acidulé pour Blackberry (jeunes femmes). Et ce, pour le grand plaisir des nouveautés à venir en décembre, comme le collectif Sweety Sorcellery, le tome 1 d’Elinor Jones ou justement, l’actuel opus de Princesse Sara !

Non pas que la bd franco-belge manque de représentations féminines, mais il est vrai que, contrairement au Japon, les œuvres sont classées par thématique et par tranche d’âge en France, quand les Japonais catégorisent par sexe, âge et CSP (catégorie socio-professionnelle) ; existent donc chez eux des bd pour filles (shojo manga), pour jeunes femmes, femmes adultes actives, femmes au foyer, etc. Excepté le shojo, peu de titres franchissent les frontières jusqu’à nous… Et globalement, en France, on préfère cibler des centres d’intérêts plutôt que de séparer hommes et femmes. En soi, ça se défend ! Mais aurait-on tord aussi de s’accorder à penser, comme les Japonais, que les univers et perceptions féminines varient très sensiblement des projections masculines ? Hummm ?

Alors les filles ? Prêtes à accorder une place à cette littérature imagée dans vos sacs à main, aux côtés des catalogues de tendances, tabloids de variétés à scandales, revues de cosmétiques et autres magazines de modes ? Bon, ok, il vous reste les romans ! ^-^

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